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Etude : 60 à 80% des patients auraient déjà menti à leur médecin

Selon  une récente étude 60 à 80 % des patients auraient déjà menti à leur médecin par honte ou pudeur ! Petits mensonges ou gros mensonges, ce phénomène bien réel complique la tâche du docteur et peut même retarder le diagnostic… Explications !


“Patients-Pinocchios” : quelle réalité ?

Apparemment la majorité des patients ment à son médecin. D’après une étude de l’université de Salt Lake City, aux Etats-Unis, entre 60% et 80% ont déjà menti en consultation, soit 3 ou 4 patients sur 5.

La plupart du temps, il ne s’agit pas de très gros mensonges mais simplement de petits arrangements avec la vérité.

“Je ne fume qu’en soirée”, “j’ai une alimentation équilibrée”...

Autant de petites phrases à première vue sans danger. La raison ? Un sentiment de honte ou de pudeur qui peut envahir le patient. Certains assurent même avoir peur de passer pour de “mauvais patients”. Pourtant, un mensonge en entraînant un autre, ces “petites phrases” peuvent finir par altérer votre santé.


Prendre RDV avec un médecin



Mentir à son médecin : quelles conséquences ?

En médecine, les pieux mensonges n’existent pas. Si vous consultez, c’est que vous faites face à un trouble médical. Dès lors, en mentant, vous vous exposez à un mauvais diagnostic... et donc à un mauvais traitement !

Le mensonge peut même avoir des conséquences beaucoup plus graves. Comme l’explique le docteur Antoine Giacomini, médecin généraliste à Strasbourg : 

“une méconnaissance de certains éléments par le praticien risque de l’amener à une mauvaise orientation de son approche clinique, à une prescription de médicaments en surdosage, voire contre-indiqués. ».

D’autant plus que, souvent, le mensonge se poursuit à la maison. Il peut mettre en danger la santé du patient. D’après cette étude, un patient sur 5 ne suit pas la prescription du médecin. Pire encore, un patient sur 10 pratique l’automédication en prenant le traitement d’un autre.


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La vérité : clé de la relation médecin-patient

Vous l’aurez compris : mentir est à proscrire. En effet, comment exiger une bonne prise en charge si la relation est faussée d’entrée de jeu ? Pour vous rassurer, gardez en tête deux éléments :  

  • Le médecin n’est pas un examinateur de conscience : il n’est pas là pour vous juger, mais pour vous soigner !
  • Le médecin est soumis au secret médical. Il n’ira donc pas révéler vos embarras à votre mère, votre mari, vos amis, etc. Ce qui se dit dans le cadre médical reste dans le cadre médical.

Si malgré cela vous n’arrivez pas à vous confier, il vaut mieux changer de généraliste... II est important d’avoir une relation de confiance avec son médecin traitant. Tournez-vous vers un praticien avec qui vous vous sentez libre.

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